ça gigote chez les plantes

Vous avez probablement remarqué que ces magnifiques soucis qui sont la fierté de votre jardin semblent insignifiants le soir venu ? Et le lendemain, c’est reparti, ils sont à nouveau pleinement épanouis. Ils se sont simplement refermés pour la nuit. Vous êtes vous déjà demandé pourquoi et comment ils font ?

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Ni biceps, ni triceps pour replier tous ces pétales le soir et les déplier le matin mais un mécanisme modifiant la pression à l’intérieur des cellules végétales. Quand les cellules de la face inférieure d’un pétale se gonflent plus que celles de la face supérieure, il va se fermer ; Pour l’ouverture, c’est l’inverse. La raison ? Protéger les organes reproducteurs du froid et de l’humidité de la nuit et permettre la pollinisation le jour. D’ailleurs ce phénomène se remarque aussi en plein jour quand des fleurs bien ouvertes au soleil se referment à l’approche d’un épisode de mauvais temps. Et il n’y a pas que les fleurs qui sont concernées : si vous avez un sapin ou un épicéa près de chez vous, photographiez-le au soleil et sous une tempête. Vous constaterez que le contraste est saisissant : les branches qui s’étalaient avec un port remontant à leur extrémité se sont recourbées vers le bas et rapprochées du tronc. Chez la sensitive et la dionée attrape-mouche le principe est identique mais la présence d’un groupe de cellules à la base des folioles agit comme une pompe hydraulique et permet un mouvement beaucoup plus rapide.

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Il existe un autre type de mouvement qui lui est relativement indépendant de l’environnement et irréversible. Il combine une croissance de la tige ou de la racine avec une croissance différentielle des deux faces de l’organe qui se traduit par une courbure. Il s’observe chez des plantes grimpantes telles le haricot d’espagne et le liseron. Ce mouvement est de nature hélicoïdale et chez le haricot la tige décrit un cercle pouvant atteindre 30 cm de diamètre en 1h30. Il s’agit de mouvement d’exploration de l’environnement et si la tige touche un support, le contact provoque un enroulement serré de celle-ci autour du support.

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Etonnant, n’est-ce pas ? Tous ces phénomènes impliquent la présence de capteurs sensoriels réceptifs à différents stimulis : lumière, température, hygrométrie, contact et même le son. Eh oui, le règne animal n’a pas le monopole de la sensibilité !

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